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Nick Malkin : A Typical Night in the Pit

Marc2Fab
26 janv. 2020
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 mai 2020



Une Nuit Typique Dans La Fosse (de Los Angeles) est le troisième album du compositeur Nick Malkin, et il s'écoute comme une longue dérive nocturne en voiture, dans les tréfonds de la ville. La face A démarre dans une banlieue aux sourdes sonorités industrielles (Intro/Exchange), pour gagner des échangeurs routiers s'ouvrant en boucles électroniques, sous les piliers de béton brut un saxophoniste mélancolique égrène de longues notes. On assiste à un dialogue entre cuivre et xylophone sautillant (Sixth Street Conversation). Dans le superbe Into The Light '93, la musique se déploie comme une symphonie sur quelques notes de contrebasse dans un soundscape vocal onirique. Suit un Some KJAZZ Eternity, frotté par des balais discrets sous les néons d'un saxo lointain.

Et la tonalité change, on sort de ce club de jazz enfumé pour retrouver l'agitation de la ville, avec ses imprévisibles bruits rendus par des structures atonales (Estacionamento Privado), Le disque se termine par un long morceau, comparé aux 8 courtes vignettes précédentes : View From Two Perspectives est une ode simple et merveilleuse, là encore basée sur un accord de contrebasse : on entend les lumières qui scintillent de part et d'autre de la route, quand le tuner capte avec peine une fréquence de jazz qui semble perdue dans les ondes radio.

Nick Malkin tisse avec ses cordes, cuivres et synthés une tapisserie d'atmosphères urbaines, cinématiques et captivantes. Il incarne à la perfection le sous-titre que David Toop avait donné à son livre Ocean of Sounds : "ambient music, mondes imaginaires et voix de l'éther". A ranger aux côtés de Bohren & der Club of Gore et de A Small Good Thing (The Pink and Purple World of Dishonesty), pour les amateurs de jazz lounge sous lysergiques.


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