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Chip Wickham : Blue to Red

Marc2Fab
16 mai 2020
1 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 mai 2020



Parmi les jeunes héritiers d'Alice Coltrane, Pharoah Sanders, Lonnie Liston Smith, nouveaux pourvoyeurs d'un jazz stellaire - j'ai nommé Nat Birchall, Greg Foat, Matthew Hallsall et son Gondwana Orchestra, il faut compter le flûtiste et saxophoniste Chip Wickham.


La longue pièce introductive pose tranquillement sur un tempo loungesque les arpèges d'Amanda Whiting, on pense à Dorothy Ashby ; le saxophone de Chip Wickham part dans des mélodies qui mettent le coeur en paix, avec ce qu'il faut de pointes flûtées plus aigües pour nous aiguiller vers une autre galaxie rêveuse. Dans ce premier titre, le saxophone voilé est un pur hommage à Paul Desmond, rappelant notamment From the Hot Afternoon. La batterie accentue ce touché de cymbales qui envoie dans l'espace des poignées de photons en apesanteur. Flamboyant, respirant Blue to Red : une merveille.

On passe directement au dernier : Mighty Yusef, qui partage avec le premier ce fond rythmique de latin jazz chaloupé et ces cymbales sablées.

Entre les deux, ça pulse brillamment avec Route One et Double cross, où l'on reconnaît la flûte qui voletait dans les grooves funk des New Mastersounds. Et le voyage intersidéral continue dans The Cosmos. La flûte de Chip Wickham est différente du souffle qu'il impulse dans son saxophone : espiègle comme un feu follet, elle rappelle l'énergie de Bobbi Humphrey ; alors que le saxo est comme un grand vaisseau calme, gardant le cap sur les constellations de l'âme. Une pépite pour les amoureux de spiritual jazz.


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