Maat : Solar Mantra
Dernière mise à jour : 27 mai 2020

A paraître à la mi-février chez Growing Bin, label dénicheur de 33 tours oubliés et de nouvelles hybridations électroniques (écoutez le beau Masala Kiss de G. Brezzo et Cass.), Solar Mantra est un hommage à CoDoNa, trio formé par Colin Walcott, Nana Vasconcelos et Don Cherry, explorant dans les années 80 un free jazz percussif coloré par les gammes et instruments indiens.
Le disque des Parisiens Maat, qui mêlent instruments acoustiques, citations jazz, sonorités ethniques et claviers en transe, est donc au bon endroit. Ça commence avec The Walk, voix et saxo posés en douceur sur un cliquetis de percussions répétitives.
Le suivant Jaki & Bryn déploie une mélodie sur un nouveau jeu de percussions enchantées et de vibraphone. Feuglace installe une ambiance funky ensoleillée et entraînante. Solar Mantra, le titre éponyme de l'album, mêle voix traitée dans les lointains, sitar, électronique, clave, et toujours ces petites percussions qui constituent la signature stylistique de Maat. On se retrouve dans une discothèque de sono mondiale avec Quetzal Pacino. Clairière offre un tourbillon psychédélique de saxo, synthé, sur des ondes et battements aux sonorités ethniques. Mount Beuvray : un paysage sonore en expansion de houles ambiantes. Le dernier track, Liome Dub, est particulièrement réussi qui nous emporte avec cette voix aux accents indiens dans une fusion avant-gardiste.
Maillets rythmiques, grooves souples, pads rêveurs et basses propulsives, Solar Mantra ouvre et nettoie les chakras, favorisant une sensation de bien-être au monde, dans une sorte d'ubiquité, des Baléares aux atmosphères indiennes, entre tonique et onirique, un bel équilibre : soit le symbole de la déesse Maat.




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