Yagya : Old Dreams and Memories Music
Dernière mise à jour : 27 mai 2020

Alors oui, on pourra dire qu'avec ce premier album figurant sur son propre et nouveau label "Small Plastic Animals", l'islandais Aðalsteinn Guðmundsson (alias Yagya), se rend plus accessible, en s'éloignant des complaintes ambient et des climats techno dub froids qui ont fait son succès et auxquels il a habitué son auditoire depuis une dizaine d'années. Il y a ici des cordes lyriques, interprétées par Pablo Hopenhayn, qui peuvent sembler convenues et d'un néoclassicisme peut-être moins inspiré (For the First Time, Light and Shadow). Le dernier titre, Overflowing Darkness, par exemple, serait probablement une petite merveille sans ce violon sirupeux.
Mais d'autres aspects de l'album séduisent et on se doute qu'il trouvera son public : Un jeu de rythmes et d'atmosphères embrumées, rappelant lointainement le projet Earth House Hold de bvdub, servent d'arrière-plan à la plupart des morceaux. On retrouve aussi Yagya avec plaisir dans ses found sounds environnementaux, ses fulgurances dub sur tapis volant (Beauty in Loneliness), avec le saxophone d'Óskar Guðjónsson (Wandering in the Fog) ; ou dans les belles plages animées par les voix de Natsuko Yanagimoto (Rainbow and Human, superbe Memories of Old Dreams) et les poèmes de Michizō Tachihara.
Old Dreams and Memories Music offre une symphonie de sons luxueux, avec des veloutés de cordes qu'on aurait préférées moins présentes, mais où l'on peut toujours apprécier le pourvoir d'évocation des musiques de Yagya.




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