Land Of Light : The World Lies Breathing
Dernière mise à jour : 14 oct. 2019

Parallèlement à ses productions sous son propre nom, Jonny Nash distille de loin en loin, avec Kyle Martin - dans le duo Land of Light - quelques morceaux ambient et baléariques ; diversement remixés entre 2012 et 2016, et dont on retiendra le sidéral Bell Rock Outpost revisité par Seahawks.
Changement de cap avec ce nouvel album, qui défriche des terres plus avant-gardistes, et emmène l'auditeur dans un voyage acousmatique stimulant l'imagination.
Les sources sont très diverses : bruits concrets (glitch, grésillements, contacts - notamment dans Age Of Tin And Copper), instruments acoustiques, textures de synthèse modulaire.
The World Lies Breathing se déploie en courtes pièces intenses (2 à 5mn en moyenne) - sous forme de clusters (Hand Holding Mine), agrégats sonores (Possession Of Silence) laissant place à des silences et des micro-bruitages énigmatiques (Light of The Milligram). La tonalité d'ensemble reste grave, avec des notes éparses et des frottements de cordes (Distracted Tenderness) qui résonnent dans l'air raréfié et troublant d'un paysage fantastique.
Land of Light réussit là un beau disque, qui se bonifie dans les écoutes successives, de préférence au casque, sous la lumière fraîche d'une journée d'automne.




Commentaires