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Albrecht La'Brooy : Healesville

Marc2Fab
27 juil. 2019
1 min de lecture


La pochette représente un champ de culture de fraises à Healesville, dans la campagne de Melbourne, où Alex Albrecht et Sean La'Brooy ont élu domicile, avec amis et matériel musical, dans un studio de brique en terre crue : une vacance au rythme de la vie agricole. Ce disque rappelle - dans l'esprit et l'image - la belle pièce fondatrice que KLF avait posée en matière d'ambient bucolique en 1990 avec Chill Out : ses captations mouvantes de radios lointaines au rythme des trains ferraillant à travers la Louisiane.

Le duo de Melbourne a choisi pour sa part de s'ancrer dans le lieu de la récolte, d'ouvrir les fenêtres du studio, de laisser tourner les synthès et explorer des formes libres, créer quelque chose de rêveur et d'organique. Les 5 pièces qui en résultent, entièrement improvisées, forment une plage d'un seul tenant.

Healesville apparait ainsi comme un prolongement du précédent Tidal River, aux percussions apaisées, avec un Daybreak à la guitare introspective, lèvitant dans les échos de l'éther, qui annonçait la venue d'un album purement atmosphérique.


Albrecht et La'Brooy sont accompagnés par les guitaristes Badskin et Oliver Patterson, aux cordes jouées par petites vagues, pendant que les machines agricoles bourdonnent à proximité (Tractor). C'est un vrai bonheur de retrouver leur talent à déployer ces grandes nappes bruissant de multiples sonorités dont ils tapissent habituellement leurs morceaux à coloration deep house. Ici les rythmes du percussionniste Joseph Batrouney sont trés discrets dans l'éponyme Healesville. Ressortent les micro mélodies de piano, dans des atmosphères minimalistes, relaxantes, les captations de carillons, chants d'oiseaux, bruits lointains et voix durant la récolte.



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